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 Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew

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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Dim 14 Mar - 17:51

    Il reste toujours quelque chose de l’enfance, toujours…
    [Marguerite Duras]


    Je venais tout juste de raccrocher avec Laïs. Ah Laïs, amie d’enfance, la seule à qui je tenais vraiment. Moi qui refusait de m’accrocher aux filles, qui finissaient toujours par les quitter, les laisser tomber, qui en venait toujours à rompre tout contact avec elle, Laïs était la seule avec qui j’étais resté, depuis tout petit on s’était fréquentés. Elle n’était rien d’autre qu’une amie, parce que je partais du principe que j’étais incapable d’être heureux avec une fille, ce qui m’amenait à toutes les quitter le lendemain de notre première fois, et bien sure, je ne voulais pas de ça avec Laïs, j’étais bien trop content de pouvoir entretenir une relation « normale » avec elle. Cela ne m’empêchais pas de la draguer de temps en temps, chose qui j’avais l’impression me rendait plus fort. Même si arrivée ici je m’étais promis de devenir un peu plus sage, je ne pouvais pas m’empêcher de continuer de temps en temps à jouer au « dragueur - charmeur » comme mon surnom le faisait si bien comprendre.

    En attendant, Laïs et moi nous étions donné Rendez-vous à un coin que nous connaissions très bien, puisqu’il se plaçait non loin du lieu où nous avion passé notre enfance. Je l’avais appelé dix minutes plus tôt lui proposant de se retrouver un peu, parce que le lien qui nous unissait me manquait. Ce naturel que j’avais acquis avec elle ne venait pas avec les autres, il fallait que je retrouve un peu mes marques après cette entrée ici. Bien sure sa réponse ne m’avait pas surpris : elle était ravie de passer un peu de temps avec moi. Le bar que nous avions choisis était un de ceux où nous allions régulièrement faire des parties de billard ou autres. Évidemment, Laïs était la meilleure à ce jeu, mais pour moi ce n’était pas particulièrement important, le principal était de passer de bons moments avec elle. Et puis, de toute façon, niveau séduction je la battais à haute couture ! A cette pensée je souris au fond de moi, qu’est-ce que je pouvais me trouver stupide parfois !

    Je me dirigeais alors à l’endroit prévu, et m’installa sur la terrasse en l’attendant. Elle m’avait dit cinq- dix minutes le temps d’arriver. Je pris donc le temps de m’asseoir à une table, puis commanda une petite bière fraîche. Je la sirotas tranquillement pendant que mon esprit divagua. Des jeunes filles passaient et lorsque je leur faisait un de mes plus beaux sourires, elles partaient en gloussant. Je m’amusais à le faire, même si je savais que je n’aurais pas du. Je redevins sérieux et posa mon regard dans le coin de la rue où elle était censée arriver.

    Quelques minutes plus tard là voici, toujours aussi élégante, sexy mais classe comme aimait s’entendre dire. Je lui fis un petit signe de la main et mon sourire charmeur. Lorsqu’elle était suffisamment près je me leva et lui déposa tendrement un baiser sur ses joues rosées par la fraîcheur extérieur. Je lui dis alors :

    - Tu es ravissante, comme d’habitude.

    Finissant ma phrase avec une petite pointe de plaisir, j’aimais lui rappeler combien elle était attirante pour les hommes. Et c’est en posant mon bras délicatement au creux de ses reins que je nous dirigeais vers l’intérieur. Il y avait du monde mais sans plus, quelques personnes que l’on avait l’habitude de croiser, des habitués dirons-nous. Tout en sachant qu’elle allait me battre nous nous avançâmes vers la salle de billard, là au contraire moins de monde que d’habitude. Peut-être parce que ce n’étais pas les vacances. Les personnes autour de nous prenaient plaisir à nous regarder, deux jeunes ensemble, nous faisions figure de couple, ce qui m’amusait plus qu’autre chose. Et je prenais un malin plaisir à faire mon regard noir lorsque un homme cherchait à s’approcher de Laïs, c’était mon instant, il n’y avait que moi qui avait droit d’en profiter…
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Laïs R. Waldmann

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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Mar 16 Mar - 19:30

    Jusque là, ma journée n'avait pas été très palpitante, j'avais fait grasse matinée après la nuit mouvementé passé dans les rues de Cambridge avec quelques amis. Je m'étais donc levé vers 10h30 avant de prendre une longue douche bien chaude. Je n'étais pas de ces filles qui buvaient à en perdre la mémoire. Je ne connaissais que trop bien les méfaits de l'alcool. Je buvais peut être, mais juste pour me rendre joyeuse. De ce fait, je n'étais jamais malade le lendemain. J'étais ensuite descendu prendre un brunch avec une camarade puis j'étais remonté pour regarder la télévision dans la salle de détente. Matthew venait de raccrocher et moi je me dépêchais. J'attrapais mes bottes couleur Camel, les mis et pris mon sac en passant. Tandis que je descendais les escaliers, j'enroulais mon écharpe autour de mon cou et parti vers le centre de Cambridge. Matthew avait toujours été là, depuis l'enfance jusqu'à maintenant. Il avait assisté à ma transformation et c'était le seul à ne m'avoir jamais jugé ou reproché quoique se soit. Au contraire, il avait continué à me parler comme si rien n'avait changé, même si tout avait changé en fait.

    Me voici donc à l'approche du bar où il m'avait donné rendez-vous. Je le vis me sourire et agité sa main vers moi. J'aurais su reconnaître se sourire charmeur entre mille. Il me l'avait tellement fait, sans jamais que nous n'allions plus loin, je savais qu'il m'était interdit de dépasser les limites que nous nous étions fixés sans jamais les formulé à haute voix, je ne connaissais trop bien le sort réservé aux jeunes filles qui s'aventuraient dans ses bras le temps d'une nuit.

    Lorsque j'arrivais à sa hauteur, il se leva et déposa un léger baiser sur ma joue, je fis de même tout en l'écoutant parler :

    « Tu es ravissante, comme d’habitude. »

    Je souris, une autre chose qui me plaisait chez Matthew, s'était sa gentillesse, enfin, sa gentillesse envers moi. Il avait toujours un mot gentil pour moi, il ne m'aurait jamais fait de mal. Je lui répondis

    « Tu n'es pas mal non plus. »

    Je lui souris avant qu'il ne pose sa main au creux de mes reins et ne m'entraînent vers l'intérieur du bar, vers la salle de billard où je le battrais sans doute. Je vis le regard attendris des consommateurs, ils pensaient tout que nous formions un couple et, j'en étais sur, de loin, nous devions faire figure du jeune couple d'adolescent parfait. Je rigolais chaque fois que j'y pensais. Si seulement ils savaient. Enfin, nous arrivâmes à la table de billard. Je mis le triangle et demandais :

    « Qui commence ? »

    Je le regardais, au loin, je vis un groupe de filles qui le mâtais. Il n'était pas rare que l'une de ces filles se prennent un regard noir de ma part ou parfois quelques insultes. Je considérais que lorsque Matthew était avec moi, il était avec moi. Et je savais que de son côté, il en était de même.


Spoiler:
 
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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Mer 17 Mar - 12:52

    Un ami, c’est quelqu’un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même.
    [Hervé Lauwick]


    Arrivés enfin à la table de billard, Laïs mis le triangle avec sa grâce naturelle, tout en me demandant qui commençais. Bien sure honneur aux femmes, c’est donc de ma voix la plus charmeuse que je lui répondis :

    - Toi bien sûre.

    Toujours avec un petit sourire en coin, j’admirais cette beauté qu’elle évacuait. Elle prit alors une queue de billard en main, en gomma le bout, puis tapa d’une façon parfaite la boule blanche. Moi évidemment je n’étais pas d’une aussi grande grâce dans mes gestes. Ça promettait d’être drôle. C’est donc en continuant à jouer, chacun notre tour, que je m’apprêtais à lui demander comment elle allait, mais un jeune homme s’approcha l’air de rien de notre jeu. Il était bien trop près à mon goût de Laïs, et je voyais bien dans son regard qu’il n’étais pas seulement là pour admirer sa façon de jouer. Dans ses yeux brillait une lueur d’envie, pleine de sous entendue. Comme je m’en doutais, il s’était encore un peu plus approché, et lui glissa quelques mots à l’oreille, espérant que je ne m’en apercevrais pas. Manque de pot ! J’étais beaucoup plus observateur que tout le monde ici dans cette pièce. J’avais ce « don », un regard grand, qui me permettait de remarquer le moindre détail. Je m’approcha alors de lui, d’un calme absolue, sans que Laïs n’ait le temps de lui répondre, juste le temps de lui lancer en mauvais regard de sa part, mais c’était un de ses gars qui ne lâchait pas face à des yeux noirs. Arrivé face à lui, je lui adressa alors :

    - Dommage pour toi, mais elle est déjà prise !

    J’enlaça Laïs de mon bras libre, et la poussa légèrement de façon à ce qu’elle fasse quelques pas de plus sur le côté afin de s’éloigner de lui. J’avais prononcé mes mots de façon à ce qu’il comprenne que je ne rigolais pas, accompagné de mon regard le moins tendre possible, j’avais ajouté une pointe de méchanceté dans mes paroles, pour qu’il comprenne que mes mots s’approchait plus d’une menace envers lui si il osait revenir à la charge. C’est donc avec grand plaisir que je remarqua qu’il partis après avoir eu un moment de surprise et d’hébétude, l’air renfrogné et mécontent. On allait tout de même pas venir m’embêter lors de ces quelques peu moments avec elle !

    Nous reprîmes notre petite concentration sur le jeu, et moi je repris également de mon côté la phrase laissée en suspens prête à sortir de ma bouche :

    - Alors, tu te plais ici ? Tu as fait de bonnes connaissances ?

    Mon visage était plein de sous-entendu, comme à mon habitude j’avais toujours ce petit sourire que j’aimais lui adresser, mais si elle prenait le temps de regarder au fond de mes yeux, elle aurait remarqué que mon regard était dure, triste, plein de solitude… J’espérais qu’elle passerait outre, que comme à son habitude elle ne me poserait pas de questions, mais parfois la douleur de l’autre est trop voyante pour faire comme si on ne s’en était pas aperçue. Pourtant, c’était ce que nous nous étions habitué à faire, l’un à l’autre nous nous étions donné la règle de ne pas se poser de questions mutuellement, du moins des questions trop, comment dire, « indiscrète ». Nous nous acceptions s’en faire de chamailleries, parce que nous nous apprécions comme nous étions.
    Pourtant, jusqu’ici j’avais réussi à me contrôler, à trouver la force de cacher tout ce qui était au fond de moi, mais arrivé ici, je m’étais rendu compte que la promesse que je m’étais faite, celle qui indiquait que j’allais essayer de me calmer envers les filles, étaient beaucoup plus dure à tenir que ce à quoi m’attendais. Je n’étais qu’un pure égoïste, je les avais fait souffrir, et je n’y prêtais pas attention. La seule chose qui comptait était ma petite personne. Puis arrivée ici je me rendis compte que j’étais incapable de reprendre le dessus, que c’était devenue quelque chose d’habituel dans ma façon de faire, je me disais que j’étais incapable de vivre heureux. Les belles histoires d’amour que tout le monde aime tant raconter n’étaient pas faite pour moi. Je pensa alors à ma sœur, ma moitié qui m’avais tant manqué, ce trou béant au fond de moi, je me devais d’être heureux au moins pour elle, mais je ne le méritais tout simplement pas.
    J’avais retrouvé ici avec moi ma meilleure amie, celle que j’appréciais tant, et mon meilleur ami, celui qui ne me jugeais pas, du moins pour l’instant. Les autres étaient comme étranger, en général j’avais du mal à m’entendre avec les garçons, et les filles étaient tout simplement … des filles.
    En ce moment, j’avais pris conscience de ce que j’étais, le monstre qui était en moi, et naturellement je me révulsais. C’est-ce qui expliquait ce mal qui s’était installé au fond de moi, je n’arrivai plus à me supporter, et malgré ça, je continuais à être celui que j’étais depuis tout ce temps…

    Je leva la tête, et voulu rassurer Laïs, en essayant tant bien que mal de refermer cette souffrance, et j’agrandis mon sourire afin d’illuminer du mieux que je pouvais tout mon visage…
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Laïs R. Waldmann

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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Dim 21 Mar - 15:07

    J'avais repéré ce jeune homme depuis mon entrée, la façon dont ces yeux se posait sur chacune de mes formes. Pour autant, je n'en étais pas dégoûté, au contraire, j'aimais ce regard, je m'y été habitué. Nous venions à peine de commencer le jeu Matthew m'avait permis de commencer et déjà quelques boules était rentré dans les trous. J'avais admiré la façon de jouer de mon mai, celle-ci s'était améliorée à force de traîner avec moi. Je vis, du coin de l'oeil, le jeune homme s'avancé vers moi. L'air de rien, il me chuchota à l'oreille :

    « La ravissante demoiselle accepterait-elle un verre ? »

    Je n'eux pas le temps d'ouvrir la bouche, que je sentis la main de Matthew dans mon dos, il me poussa légèrement, ainsi je me retrouvais un peu plus loin du charmant jeune homme qui avait voulu m'enlever à Matthew. Je souris, coutumière de ce genre de comportement, je ne m'en vexé pas. J'étais avec lui, je restais avec lui. D'une voix dure mais cependant calme, il lui dit :

    « Dommage pour toi, mais elle est déjà prise ! »

    Je fis mon sourire le plus angélique tandis que j'appréciais le duel de regard auquel j'assistais. Et je ne pouvais qu'apprécier ce combat muet. Malgré la méchanceté de mon ami, que le jeune homme s'en alla, résigné et quelques peu déstabilisé. Je souris en me retournant vers Matthew, lui lançant un regard disant "merci beau gosse". Nous reprîmes donc le jeu, jusqu'à ce qu'il s'exprime une nouvelle fois. Je m'assis sur le côté de la table, l'écoutant :

    « Alors, tu te plais ici ? Tu as fait de bonne connaissance ? »

    Je réfléchis une seconde. Mon jeu préféré était de brisé des couples, alors il fallait que j'oublie les relations amicales entre filles. Car même celle qui n'avait pas de copain ne pouvait me supporter. Il y avait bien Lily, celle qui s'apparentait le plus à une maie, mais sa façon de se comporter m'insupportait. Alors, à part quelques conquête d'un soir, rien de très palpitant. Je lui répondis donc :

    « Bah, tu sais, vu mon caractère, peu de gens me supportent. Les filles ont trop peur de passer inaperçu à côté de moi, ou alors que je leur pique leur copain et les mecs ne veulent qu'une chose de moi, alors pour les relations, on repassera. »

    Je lui souris, descendis de la table, mis une des boules dans le trou, et me rassis sur la table. Je remis du bleu sur ma queue et sans le regarder, je lui demandais :

    « Et toi ? »

    Je venais juste de lever la tête, et lorsque je vis ce regard. Le temps s'arrêta entre nous deux, personne d'autre n'existait je voyais seulement ces yeux. Et je savais qu'il ne fallait pas que je flanche, que je lui pose cette foutu question, mais elle me brûlait les lèvres, j'aurais tellement voulu que tous soit plus simple, qu'il n'y ai pas de changement soudain, qu'il n'y a pas de petites soeur morte. J'aurais voulu que lui et moi soyons comme tous les autres. Mais en voyant ces yeux, une partie de mon coeur se brisa. Je savais qu'il me cachait se regard, mais en vain, je ne le connaissais que trop bien. Je me demandais comment retenir ce flot de parole qui voulait sortir de ma bouche. Mais je savais que si je le faisais, je m’autodétruirais également. Comme une bombe atomique, pour détruire l’ennemie, il faut se détruire. Et même s’il n’était pas mon ennemie, et qu’au contraire, il était la dernière personne encore présente de mon passé. Je n’entendais rien autours de moi, que cette foutu voix dans ma tête, qui me hurlait de lui demandais. Et lorsque je la calmais, je revoyais ce foutu monde où j’avais grandi, le bonheur d’avant, le bonheur à l’était pure. Je revoyais mon frère me serrant dans ces bras, je revoyais mes mains courir le long d’un piano. J’arrivais à voir la vie de collégienne normale, les petits délires, les choses simple de la vie. Et maintenant je me voyais moi, loin de tous ça, loin de mon frère, pouvais-je encore l’appeler mon frère ? Je n’en savais rien … Je me revoyais, sortant de chez moi, le soir pour ne revenir que le lendemain matin, la fierté dans le regard de ma mère, je me revoyais, hurlant sur ma mère ou mon père car je n’avais toujours pas eu le dernier téléphone portable à la mode. Je me revoyais, insultant, dévisageant, me moquant de tous ce qui passait devant moi, je me revoyais coucher avec n’importe qui, pour extérioriser ma colère et ma tristesse. La phrase que j’avais prononcée quelques instants plus tôt me revint comme un coup de poignard. Je n’avais pas d’ami, personne à qui parler, excepté lui. Comment faisais-je pour garder ça au fond de moi, il avait été le seul à ne pas m’abandonner, nous nous étions raccrochés l’un à l’autre, comme une bouée de sauvetage. Comment faisions-nous, pour supporter nos vies, supporter ce vide, supporter le regard.
    Puis tous s’arrêta, je n’avais même pas remarqué la larme coulé le long de ma joue, je l’effaça rapidement, dernière trace de ce moment si étrange. Dernière preuve que Laïs Rose Waldmann pouvait éprouvé des sentiments, et que sa vie n’était pas parfaite comme tout le monde le croyait. Il avait relevé la tête et encore une fois, il nous avait sauvé tous les deux. En faisant ça il s’était sauvé, il m’avait sauvé de ce qui aurait pu se passer. Son sourire avait vaincu, comment faisait-il ?
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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Dim 21 Mar - 17:27

    Il y a des mots qui pleurent et des larmes qui parlent.
    [Abraham Cowley]

    Bien sure, après son affirmation avouant qu’elle ne s’entendait pas avec grand monde, elle me posa la question en retour, ce que je redoutais plus que tout, ce dont je ne voulais pas qu’elle fasse.
    Le « Et toi ? » était de trop… Mais je devais y faire face, j’étais amené à recevoir ce genres de questions, il fallait que j’arrive à prendre sur moi pour y répondre le plus simplement possible.
    Seulement, mon cœur souffrait de plus en plus, j’arrivais de moins en moins à cacher cette souffrance au fond de moi, la prunelle de mes yeux étaient simplement trop significative, surtout pour Laïs qui me connaissait plus que n’importe qui. Je savais qu’elle avait vu ce que je tentais malgré tout de cacher. Elle pouvait percevoir chaque chose au fond de moi, j’en étais certains. Comme moi pour elle, ce qui nous rendait plus proche que jamais.
    Ses yeux avaient trouver les miens même si mon envie était contre. Mais maintenant qu’ils étaient plongés au fond de mes prunelles, je ne pouvais pas détourner le regard. Cela m’était impossible, insondable. Nous restâmes là, à se chercher, pendant un bon moment, comme si chaque seconde qui passait n’était plus rien, comme si le monde entier s’était arrêté de vivre et la terre de tourner.
    Je ne voulais pas lui répondre, vraiment pas. Parce que si je le faisais, je savais que j’allais lui mentir, que la vérité n’allait pas sortir, j’étais incapable de pouvoir avouer ce que j’éprouvais. Et puis, même si elle savait, même si elle était au courant pour ma moitié, cette conversation m’étais insupportable, c’était quelque chose auquel je me sentais incapable de vivre.
    Alors, tout en réfléchissant je continua à la regarder, de fixer ses yeux qui étaient splendides, et pourtant… Elle aussi avait mal au fond, elle aussi souffrait, et doucement je vis perler une petite larme au coin de ses yeux. Pourquoi craquait-elle, pourquoi donc cette émotion ? Non, il ne fallait pas, je ne voulais pas la voir endurer ça à ce point. Elle était à bout, n’en pouvait plus, et c’est-ce qui fit qu’elle éprouva ce besoin de pleurer, l’émotion état trop forte, elle devait l’extérioriser. Peut-être cela lui ferait-il du bien. Cela la soulagerait-elle ? Et moi ? Depuis combien de temps n’avais-je pas pleurer ? Depuis combien de temps étais-je comme ça, sans aucune émotion, ne laissant rien sortir ? J’aurai voulu pouvoir le faire, mais en était incapable. Alors, comme à mon habitude, la seule chose que je pu faire, était de sourire. Un sourire stupide, mais un sourire quand même, pour essayer de la rassurer.

    Ma main se dirigea vers cette larme, qui avait fait son chemin tout le long de sa joue. Mes doigts arrivèrent à sa hauteur, et je lui essuya ce qui lui avait mouillé son ravissant visage. Un geste tendre, de compassion.
    Puis de ma voix forte et douce à la fois, je m’adressa à elle afin de la rassurer :

    - Ça va aller, lui soufflais-je.

    Comment avais-je pu sortir ça ? Comment ces mots avaient pu être prononcés ? Bien sure que non ça n’allait pas aller ! Ça n’allait que s’aggraver au fil du temps. J’étais incapable de changer, ce monstre qui s’étais installé en moi, avait pris place pour le restant de mes jours. Et elle, ma tendre Laïs, souffrait tellement. Comment cela pouvait être le cas ? Elle était tant… Mais j’étais là pour elle, il fallait qu’elle le sache, elle n’étais pas seule, non. Elle ne le serait jamais, même si j’étais sure qu’à ce moment même elle se sentait plus seule que n‘importe qui d‘autre.

    Alors, d’une voix douce dont on percevais ma tristesse, je lui murmura :

    - Je suis là. Je serai toujours là.


    Je voulais m’assurer qu’elle le savait, qu’elle ne l’oublierais pas. Elle était si mal. Je voulais la prendre dans mes bras, la serrer contre mon corps, l’entourer de mes bras protecteur. Mais j’étais si affreux, je me révulsais tant du comportement que j’adoptais. Je ne voulais pas l’enlacer, j’avais si peur de lui faire du mal. Pourquoi ? Parce que j’étais le roi pour en faire à tout le monde. Et que je ne voulais surtout pas lui en faire, à elle. J’étais perdu, je ne savais pas comment me comporter, quelle attitude adopter. Moi qui d’habitude était capable de tout gérer, j’étais effondré. Complètement troublé.
    Pourtant, même si les mots que je lui avaient soufflés était sincère, je souhaitais avoir la certitude qu’elle sache que je ne l’abandonnerait pas.
    C’est donc d’un geste tendre et raffiné, que je pris ses mains dans les miennes ,et les serra pour qu’elle puisse ressentir ma présence à ses côtés. Pour qu’elle puisse comprendre l’importance de mes paroles.
    Nos regards ne s’étaient pas encore quittés, et je commençais à sentir des regards se poser avec curiosité sur nous deux…
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Laïs R. Waldmann

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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Mar 23 Mar - 17:33

    Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
    Je t'aime trop fort, ça te dérange
    Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
    Je t'aime trop fort
    Le Tunnel d'Or - Aaron


    Sa main était venue effacer ce symbole trop lourd à porter, et en un instant, je me sentis respirer, comme si cette larme avait été un plomb m'emportant loin sous l'eau. Je ne me sentais plus respirer, comme si mes poumons se remplissaient d'eau glacé et salé, brulant et en même temps congelant tous mon corps. S'il le pouvait, je le pouvais également. Je tentais quelque chose qui devait sembler misérable aux yeux du monde. Et enfin, de cette voix grave et rassurante, cette voix que j'aurais reconnu entre mille, cette voix qui pouvait m'apaiser, il m'assura :

    «Ça va aller»

    Je le croyais, j'étais un peu idiote, mais je le croyais. Parce que lui-même allait mieux, du moins, il en donnait l'impression, je me foutais d'être bien, je voulais juste que les autres le pense, qu'il pense que je n'avais pas de problème, que ma vie était parfaite et que la leur craignait un max. J'étais comme ça, je devais me convaincre que la vie des autres étaient pire que la mienne, et ainsi, je pouvais sourrir et rire naturellement. Voilà à quoi je passais mes journées, brisé des couples, des fantasmes, des envies. J'aimais ce contrôl sur la vie des gens, et pas une fois je ne pensais aux conséquances de mes actes. Pas une fois je ne m'étais dit : "Ma fille tu vas souffrir, tous va te retomber dessus". Il me murmura à nouveau, me confortant dans mon idée :

    «Je suis là. Je serai toujours là.»

    Je ne pus prononcer un mot, ma gorge était tellement nouée, mais je percevais cette note dans son regard qui signifiait qu'il avait compris. Compris que tous comme lui, je serais toujours là. Je le croyais à nouveau, car il avait été là depuis le début, durant tout le processus également. Me voir me mettre plus bas que terre, me voir me faire traiter de tous les noms ne l'avaient pas fait fuir. Il n'avait jamais jugé alors qu'il aurait pu un million de fois. Je m'étais tapé tous ces amis ou presque, j'avais été la "salope" de base, parce que ça me faisait oublier qu'à la maison ça n'allait pas. Et lui, lui, impassible il avait observé, ne brisant aucunement la règle silencieuse étable. Je lui en étais reconnaissante, il avait été le seul à ne pas m'abandonner, à ne jamais partir, à ne jamais choisir la facilité. Comment ne pas le croire ? Comment ne pas lui faire confiance, face à lui je ne disais rien, je ne me rebellais pas, il aurait pu me demander ce qu'il voulait, marcher au milieu de l'autoroute, me tuer, me faire du mal ... Tous, je l'aurais fait sans rechigner, je l'aurais fait sur le champs, et j'aurais aimé ça, car il me l'avait demandé.

    Et là, il me choqua, lui qui évitait tous contact un peu trop ambiguë venait de prendre mes mains dans les siennes, et moi j'étais perdu. Je sentais toute la sincérité de son geste et de ses paroles, mais je ne savais plus quoi faire. Comment interpréter l'implicite. J'étais toujours plongé dans ses yeux, je n'avais pas ouvert la bouche depuis ce qui me semblait une éternité. Face à moi, je ne pouvais qu'oublier mais également ressasser. Et durant un cour instant j'oubliais, j'oubliais les regards curieux, l'étrange scène qui venait de se passer entre nous, et même les interdictions muettes, j'enlevais mes mains des siennes, et le pris dans mes bras, murmurant à son oreille :

    «Merci.»
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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Dim 28 Mar - 22:28

    Parce que la vie sans toi ne serait qu'une fleur sans pétale, un arc-en-ciel sans couleur, une vie sans lumière.
    [Matthew Jefferson Stanley]


    Sentir ses paumes chaudes dans les miennes me fit du bien, parce que je savais qu’elle appréciais, je savais que si ça n’avait pas été le cas elle aurait depuis longtemps enlevé ses mains des miennes. Alors je jouais la sincérité, je savais que j’en avais besoin, et c’est pour cela que je m’étais laissé faire ce geste important à nos yeux. Simple et pourtant tellement à la fois ! J’avais seulement pris ses petites mains entre mes doigts, juste ce geste que je ne voulais trop exprimer, de peur de la blesser.

    C’est donc avec stupeur que je la vis enlever doucement ses mains, non pas par rejet, mais pour pouvoir m’entourer de ses bras contre son corps, m’enlacer comme jamais nous nous l’étions permis. Mais ce moment traduisait une souffrance qui ne faisait que grandir, dont la tendresse était devenue un de nos besoins premiers. De sa voix douce et mélodieuse, elle me murmura à l’oreille :

    - Merci.

    Jamais je n’avais pu partager cet instant. Jamais personne ne m’avait pris dans se bras. Seul mes parents, sentiments maternels et paternels auxquels je m’étais habitué. Ce sentiment que nous ne pouvons renier entre parents, celui qui nous lie par le sang, prouvant que je suis le fruit de leur progéniture. Non, cette sensation est autre, je ne saurais dire si c’est celui que ressens un frère pour sa sœur, mais je ne pense pas. Je ne saurais dire si c’est quelque chose de plus fort ou de plus faible, mais je pense tout simplement que c’est quelque chose de complètement différent ne pouvant être comparé à ces liens de parenté. Je n’en avais pas l’habitude, nous nous refusions tout gestes explicites, je ne savais pas si c’était moi qui était allé trop loin ou non.

    Malgré toutes ces questions se faisant violence dans ma tête, je ne pouvais être que agréablement bien dans ses bras. Je n’avais jamais goûté à ce plaisir. Tellement sincère. L’incertitude de la duré de notre réconfort dans les bras l’un de l’autre me rendait anxieux. J’étais tout de même mal à l’aise. Ces sensations contradictoires qui expriment un grand bien être et à la fois un doute du bon geste étaient difficiles à gérer pour moi. Je n’avais vraiment pas l’habitude, pourtant j’aurais voulu que cela dure, que l’on puisse continuer à se sentir bien comme ça. Elle avait compris que j’étais là pour elle, c’était le principal, et je savais qu’elle l’étais pour moi en retour.
    J’aurais voulu que tous ces yeux rivés sur nous ne soient qu’imaginaire, afin que cet instant nous soit intimement liés, rien que pour nous, à jamais. Mais nous n’étions malheureusement pas seuls, pas seuls comme je le voulais. Elle m’avais tant manqué, j’avais tellement peur de lui faire du mal, que de toute façon faire durer ce geste m’était insupportable par cette peur prenant force dans ma poitrine. Je me défis donc doucement de ses bras, de façon à ne pas être brutal, et replongea mes yeux dans les siens, pour lui montrer que son geste avait été partagé.

    Sa question du « et toi ? » n’avait pas eu de réponse, je m’en souvint alors et ne voulant pas replongé ce mauvais moment je n’y revins pas. J’avais sentis mon souffle partir, comme si toute cette force que j’avais étais partis, dans ce moment de partage entre nous. C’étais comme si je venais de courir un marathon, sans avoir le souffle haletant. Comme si j’avais accumulé des nuits sans sommeil depuis des lustres. Je savais que durant ce moment mon masque était tombé, en ce moment je trouvais que ça m’arrivait bien trop souvent. C’est pour cela que j’étais si heureux de la retrouver, celle qui depuis toujours me donnait la force de vivre. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Peut-être parce que nous nous comprenions sans devoir parlé de tout ce qui nous tracassaient. Les personnes en général cherchent toujours à en savoir trop. Posent constamment des questions déplacées, ou même sans pour autant parler font des gestes trahissant leur curiosité maladive. Nous deux n’avions pas besoin de ça pour comprendre combien la vie était dure, et ne cherchions pas à savoir des détails que tout le monde aurait nommés de croustillants. Pourtant, le besoin de comprendre encore plus était présent, mais en silence, comme nous nous l’étions promis en secret, dans le fond de notre âme, par le serment de nos prunelles. Je ne savais pas si elle désirait finir la partie qu’elle avait si bien commencé, ou si les minutes passées à jouer lui avait suffis. Je lui posa donc une question, simple et pourtant quelque part si significative :

    - Veux-tu finir cette partie que tu mènes ou aller te rafraîchir un peu à une table ?

    J’esquissa un sourire en achevant ma phrase, afin que cette aisance fausse mais habituelle se replace dans mes paroles et mes gestes. Dans les deux cas j’étais avec elle, l’homme faisant à la fois semblant et naturellement, et je ne pouvais désirer mieux, que de passer du temps avec celle qui me comprenait tant.
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Laïs R. Waldmann

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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Sam 3 Avr - 10:14

    Je n'avais réellement aucune idée de ce qui ce passé. Ni comment gérer tout ça. J'étais dans ses bras, respirant son parfum, mélange de soleil, de rire, de bonne humeur, de sensualité, de tristesse, mais aussi d'amour. J'aurais pu rester des heures ainsi, à respirer cette odeur délicieuse. Des tas de personnes m'avaient prises dans leur bras, que se soit ma mère, mon père, mon frère, ma tante ou tout autre être familial. Mais aussi de simples étreintes amicales. Il y avait aussi ses étreintes plus passionnelles, qui cherchent à vous posséder. Mais celle-là. Celle-là était tellement spécial. Tellement hors de tout ce que j'avais connu. J'aurais voulu y rester des heures entières, à respirer son parfum. Puis, bientôt, doucement, il me repoussa. Enfin, il s'écarta de moi, sans doute l'avais-je mis mal à l'aise. Ce n'est que lorsqu'il me regarda dans les yeux que j'éprouvis une certaine honte. Les gens autour de moi me gênaient, j'avais l'impressions d'être jugé. De plus, dépasser à ce point les frontières me rendaient malade. Je ne l'avais jamais permis, pourquoi un soudain revirement de situation ? Ma tête était empli de questions, de questions sans réponse évidemment. Avec toujours le même début : pourquoi ?

    Enfin, sa voix me ramena à la dur réalité, je sentis mes joues rougirent et se transformé en feu tandis qu'il parlait. Les yeux baissé, par crainte que cet étrange phénomène se reproduise.

    Veux-tu finir cette partie que tu mènes ou aller te rafraîchir un peu à une table ?

    Sa voix était fausse, trahissant sa surprise. Je ne voulais même plus être dans cet endroit, je m'y sentais mal et comme à l'étroit. Comme si toute ma vie privée avait été déballé au grand jour. Pourtant, je m'y étais faite, lorsque vous décidez de coucher avec autant d'hommes que je l'ai fait, savoir que tous le monde sait, ça n'a plus d'importance. J'aurais voulu être dans un endroit calme, un endroit sécurisé, où personne ne pourrait me voir. Je pris encore une minute afin de recréer mon personnage, mais je ne pus affronter ses yeux. Je mis alors toutes les boules dans leur trous, et dit :

    Allons nous en d'ici veux-tu ?


Spoiler:
 
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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Lun 5 Avr - 20:03

    Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeller comment voler.
    [Anonyme]


    Petit à petit, je vis Laïs reprendre ses esprits, essayant d'avoir le dessus. Ses yeux me fuyaient, je ne savais pas si je devais regretter ce qui s'était passé. J'avais tellement envie de lui dire tout ce qui me tourmentait, tout ce que je pensais. Mes pensées ne s'arrêtaient plus, tournaient sans s'arrêter, je me sentais bouillir de l'intérieur, sans arriver à mettre en ordre tout ce qui faisait surface. Je vis des mots se former, et inconsciemment des phrases prenaient formes, ça se mettait en page, tel un poème, un recueil de pensées secrètes :

    L’impossible n’existe pas,
    Quand l’amour est là.
    Capable de tout vaincre,
    Même nos plus grandes peurs.

    Mon cœur me guide vers toi,
    Sans que je ne puisse le contrôler,
    Mon cœur te veux toi,
    Sans que je puise comprendre pourquoi.

    Il me dit que tu es là,
    Même si je le sais déjà,
    Il me dit que je suis à toi,
    Même si ça je n’y crois pas.

    Ton âme me hante chaque jour,
    Chaque minute et chaque seconde,
    Ton esprit me suit chaque pas,
    Chaque souffle et chaque parole.

    Ma vie n’est plus rien sans toi,
    C’est-ce que me décrit mon corps,
    Je ne peux vivre sans toi,
    C’est-ce que mon corps m’enseigne.

    Ce sentiment est insoutenable,
    Et bien que je ne le vois pas inévitable,
    Ce sentiment est illusoire,
    Sans que je puisse n’y croire.

    Comment comprendre ce que c’est,
    Ce qu’est cette chose ressentis
    En pensant que c’est pour toi,
    Quelque chose que je ne vis.

    Bien plus fort que l’amour entre deux êtres,
    Jamais il ne cessera,
    Je le vois malgré moi,
    Cet amour entre nous.

    Mais la peur est là,
    Me hantant chaque jour à tes côtés,
    Sans que je puisse l’effacer,
    Elle ne me quittes pas.

    Tellement peur de te blesser,
    Te faire du mal à en mourir,
    Tellement peur de t’abandonner,
    Te faire horriblement souffrir.

    Je ne veux pas,
    Je ne veux pas de ça,
    Pas entre nous,
    Au risque de briser notre lien.

    Je sais que c’est bien plus qu’un lien banal,
    Bien plus qu’une chose simple et normale,
    Le nôtre est tellement fort,
    Enchaîné pas des chaînes invisibles.

    Parce que je t’aime,
    Tellement que si j’étais amené à le faire,
    À te quitter à jamais,
    Je quitterai à mon tour ce monde.

    Je veux te savoir en sécurité,
    Je veux pouvoir te protéger,
    Veiller sur toi,
    Même si j’en suis incapable pour moi.

    Je veux que tu puisses connaître le bonheur,
    L’amour et la vie,
    Je veux que tu puisse sourire à un rien,
    Rire à tes envies.

    Que tu puisses faire de ta vie,
    Quelque chose d’inoubliable,
    D’extraordinaire et merveilleux,
    De riche et surprenant.


    Que penser de tout ça, de tout ce dont je venais d'être victime, ces mots, ces paroles, ces phrases hantant ma tête, mon esprit, mon corps tout entier. J'étais ailleurs mais suffisamment lucide pour voir qu'elle venait de mettre les boules une par une dans chaque trou, la dernière venant juste de tomber, une pro, comme d'habitude. Mes lèvres fendirent un petit sourire, que je sentis, incontrôlable, naturel. J'avais l'impression de la connaitre plus que tout le monde, et pourtant pas suffisamment pour tout savoir.

    - Allons nous en d'ici veux-tu ?

    Bien sûre que je le voulais. La retrouver, histoire de quelques secondes sans se sentir observer par des corbeaux constamment comme si nous étions leur proie tant désirés depuis si longtemps. Partir. Oui, je voulais partir loin, très loin. Où ça ? Aucune idée, tant que je restais avec elle. J'avais attendu de pouvoir passer du temps avec elle comme au bon vieu temps depuis si loin dont j'étais capable de me souvenir.

    - Bien sûre que je veux.

    Je lui dit avec le plus de douceur possible, en ayant pris le soin d'essayer de lui transmettre un sourire. Sans savoir si j'avais réussi je me rapprocha d'elle, suffisamment près pour que l'on puisse rester à proximité l'un de l'autre, mais pas trop près de façon à ne pas provoquer de malaise. Elle sentait bon, cette odeur fruité, parfumé, c'était chaud et à la fois frais. Après avoir posé nos queues de billards, nous nous avançâmes vers la sortie machinalement, regardant droit devant nous, ignorant les autres. J'hésita à poser ma main au creux de son dos comme j'aimais le faire afin de la diriger et de faire comprendre aux autres que c'était la mienne, mais avec ce qui venait de se passer je me ravisa, laissant mes mains dans mes poches, très bien là où elles étaient. Mon regard suffit tout de même à éloigner les pervers qui rodaient autour. Elle me manquait tellement, c'est vrai qu'avec l'entrée en université nous nous étions légèrement éloigné, même si des journées comme celle là restaient très importantes pour nous. J'avais envie de passer encore plus de temps avec elle, c'était la seule capable de pouvoir me comprendre, capable de me trouver bien comme j'étais sans poser de questions, même si les questions devenaient de plus en plus difficiles à garder pour soi. Franchissant la porte, je lui adressa de ma petite voix d'ange que j'aimais prendre avec elle :

    - Où désires-tu aller très chère ?

    Je retrouva mon sourire, et lui adressa, illuminant mon visage, du moins je l'espérais. Dans ses yeux se trouvaient de petites étincelles, j'espérais que c'était du à mon sourire, j'espérais que c'était moi qui la rendait meilleure. Je savais qu'elle n'était pas bien, je n'aimais pas ça, loin de là, elle souffrait et moi je souffrais pour elle, je ne supportais pas qu'elle puisse être malheureuse. J'attendis patiemment sa réponse, qu'elle avait l'air de sérieusement réfléchir.
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Laïs R. Waldmann

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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Jeu 15 Avr - 18:52

Lorsqu'il me répondit, je sus qu'il était revenu à lui-même, avec sa douceur. Dès qu'il s'adressait à moi, il prenait cette voix. Durant un cour mais alors très cour moment, je le détestais. Je le détestais d'avoir repris contenance plus rapidement que moi. Mais finalement, se sentiment s'en alla. Je l'écoutais, sa réponse ne fut pas une surprise, je savais qu'il en avait lui-même envie. Envie de quitter cet endroit étrange où quelque chose d'étrange venait de se produire.

« Bien sûre que je veux. »

Les gens me comparaient souvent à Kathryn, la jeune fille de bonne famille de Sexe Intention. Manipulatrice, séductrice … Bref, je n’avais jamais eu la prétention de confirmer et de revendiquer cette possible ressemblance. Mais je devais bien l’admettre, je prenais cela pour un compliment et non pour une insulte. Mais depuis quelques minutes, je me sentais plus l’âme d’un Sébastien. Quelqu’un de sûr de lui, mais qui finit par douter. Je posais la queue sur la table tout en suivant mon ami hors de ce bar. Petit à petit, et au fil de mon avancé, je regagnais ma confiance. Je ne m’autorisais aucun écart, ni vers Matthew, ni vers les « gars du bar ». Je regardais donc face à moi, un petit sourire se dessinant sur mes lèvres à chacun de mes pas. Sentir tous les regards se poser sur moi me permettait de revivre, de redevenir la bonne vieille Laïs, celle qui possédait une des pires réputations de l’Angleterre. Oui, il ne faisait aucun doute sur la nature de mon personnage cinématographique. Je n’étais pas Sébastien, j’étais Kathryn. Je finis par jeter un regard à celui qui me soutenait. Le seul d’ailleurs. Beaucoup m’avait abandonné ou plutôt j’avais beaucoup abandonné les autres. Je pensais qu’ils ne pouvaient rien m’apporter. Je pensais qu’en achetant les gens, cela serait suffisant. Mais en fait, non. Je m’en fichais car je n’avais besoin de personne, certes, je me répétais souvent cette phrase, mais il existait certaines personnes sans qui ma vie serait devenue un grand fiasco. Et je ne pouvais exclure le jeune homme à côté de moi. Notre récent éloignement m’avait fait souffrir plus que je ne l’aurais pensé. Toutefois, ce temps était révolu, et désormais je savais que rien ne nous arriverait. Voila pourquoi, lorsque l’air frais de Cambridge entra en contact avec ma peau, j’étais redevenue moi-même. Car je devais profiter de cette journée, sans pour autant la gâchée avec mes questions intérieurs idiotes. Une nouvelles fois, sa voix d’ange résonna jusqu’à mes oreilles :

« Où désires-tu aller très chère ? »

Je savais exactement où nous devions aller. Je pouvais d’ores et déjà supprimer tout endroit publique et me concentrer sur un endroit plus privé, comme nos résidences, même si, à l’évidence, elles n’étaient pas si privé que ça. Je pris un malin plaisir à le faire attendre, retrouvant, j’en était sûre, la lueur dans mes yeux. Son sourire me fit instantanément sourire et, le regardant droit dans les yeux je lui dit :

« J’en ai marre des endroits publics, que dirais-tu d’aller dans ta résidence ou la mienne ? »

Je n’avais plus qu’à attendre sa réponse, je doutais qu’il soit d’accord avec moi, peut-être le contact avec un « public » lui permettant d’avoir plus confiance en lui, avec ce qui venait de se passer … Mais je n’avais pas peur, peur de quoi ? Je devais me faire une raison, ce qui venait de se passer devait rester entre nous et être oublié. Me dirigeant vers le parking, je le frôlais et lui dit à l’oreille, d’une voix charmeuse :

« Ho ! Et inutile de préciser qu’il ne s’est rien passer dans le bar tout à l’heure, nous avons simplement jouer au billard.»
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Lun 19 Avr - 15:32

    Je sais mieux faire l'amitié que l'amour.
    [Jean Cocteau]


    - J’en ai marre des endroits publics, que dirais-tu d’aller dans ta résidence ou la mienne ?

    Elle m'avait répondu avec son assurance habituelle, qui était revenue naturellement.
    Elle se doutait que les endroits privés seul avec une fille n'était pas pour moi la signification même d'amitié. Elle savait j'en étais sure que ce n'étais pas mon fort, de devoir me retrouver seul avec elle. Je me sentais vulnérable, comme si j'avais perdu mes forces en franchissant le seuil de public à privé. Ce qui venait de se passer n'étais pas le fruit de notre imagination, et je savais que j'étais à deux doigts de perdre mon équilibre même si pour le moment j'arrivais à me contrôler, imperturbable. Du moins, jusqu'à ce qu'elle me glissa, doucement après avoir quitter le bar :

    - Ho ! Et inutile de préciser qu’il ne s’est rien passer dans le bar tout à l’heure, nous avons simplement jouer au billard.

    Elle l'avait chuchoté de sa voix la plus charmante qu'il soit, et je sentis que désormais elle avait repris totalement le dessus. A moi de montrer que j'étais aussi fort qu'elle, alors même si l'idée d'être seul avec elle me terrifait plus que d'oridinaire je lui répondis :

    - Pas de problème ma douce et tendre Laïs, allons donc dans ton chez toi.

    Ma voix avait pris un timbre chaud, ténébreux, pour rendre ma réponse pleine d'assurance, de courage.
    Pour elle, à l'écouter, il ne s'était rien passer. Ce qui était vrai, si nous devions suivre nos règles invisibles. Passer outre tout ces laisser-aller, tout ces imprévus qui faisaient de nous des petits êtres souffrants, c'était notre code, notre loi, notre norme. Mais en ce moment j'avais terriblement envie de la braver, sans penser aux conséquences, juste pour pouvoir comprendre. Je voulais pouvoir me dire qui j'étais, je voulais réussir à me trouver, à m'identifier. Je voulais changer, mais je savais bien que ce n'étais plus possible. Je pensa à toutes ces années avec Laïs à me côtés. A tous ces regards, ces gestes qui font que nous savons qui est qui sans nous trahir. Je me souviens de ces hivers passés dans la neige à regarder ces flocons insouciants tomber sur notre terre, fondant au fur et à mesure que l'air chaud les emportaient. Je me souviens de ces étés passés à écouter les oiseaux chanter, trahissant la joie de vivre sous le soleil brûlant la peau de tous les vivants. Et je me rappelle de nous dans ces saisons passées à nous comprendre sans vraiment être compris, à savoir que l'un était là pour l'autre, à savoir que dans son coeur une place s'était construite pour nous. Tous ces moments où seul nos respirations se font entendre, ces mots imprononcés, ces sujets interdis, pourtant discutés en silence. Je me souviens de tout ça, cette monotonie constuite entre nous deux. Alors je compris que peut-être, plus tard, nous mourrons comme ça, dans nos secrets enfouis avec nous, dans nos silences impénétrables.
    Par une mélancolie qui s'installait en moi, je voulu prendre une photo d'elle. Une photo trahissant sa beauté, trahisant d'elle tout ce qu'elle était. Je voulais que ces instants durent, que nos regards uniques adressés à chacun ne change pas. Mais mon matériel donnant vie à mes oeuvres n'était pas à ma disposition, je l'avais laissé moisir sur ma table de chevet depuis plusieurs jours. Jamais je n'avais fait ça, laissant derrière moi la seule chose qui m'aidait à tout surmonter.
    Alors, mon envie de faire un cliché de celle qui comptait le plus pour moi s'estompa. Et je retomba dans la tristesse qui m'avait amené à tout laissé tomber.
    Mon regard se posa sur Laïs, qui avait retrouvé son sourire, surement du au mien quelques instants plus tôt. Je me rapprocha alors d'elle, et sentis sa chaleur réconfortante envelopper mon coeur. Je la poussa d'un rire joyeur, et lui adressa d'un sourire ensoleillé :

    - tu m'as manqué tu sais.

    C'était vrai, elle m'avait manqué, bien plus qu'elle ne l'espérait.
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Laïs R. Waldmann

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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Mer 21 Avr - 18:34

J'avais la chance d'avoir des colocataires extraordinaires et même formidable, elles partageaient les mêmes idées que moi et nous nosu entendions à merveille, mais ramener un garçon, quelques soit la relation que nous avions avec lui, dans nos chambres était interdit, proscrit et puni. Et je n'échappais pas à la règle. Je le regardais me dire que nous pouvions allez chez moi et avec un sourire géné lui répondit :

Désolé Mat', mais je n'ai pas le droit de ramener un garçon dans ma chambre ... Alors ça te dérengerait que nous allions dans ta chambre plutôt ?

Je savais que cela ne le dérangerait pas, après tous, il était mon meilleur ami et pouvait comprendre cette simple règle ? J'avais peur qu'il soit mal à l'aise, mais après tous, je savais qu'il n'y aurait aucun dérapage. Les règles interdites avait peut êter étés franchi quelques minutes plus tôt mais il y avait une grosse différence entre enlacer mon meilleur mai et coucher avec lui. Même moi, je ne pense pas que je pourrais le supporter, je ne connaissais que trop bien le sort réservé à ses conquêtes. En clair je pourrais dire adieu à cette belle relations qui nous lié. Alors doucement, je marchais près de lui. Je n'aurais su dire pourquoi cette amitié me tenait tant à coeur. C'est vrai, jusqu'à présent et en enlevant Ana, j'avais déliberément saboter toutes relations amicales ou amoureuses, bref, le social n'était pas ma tasse de thé, bien au contraire ... Et cela n'allait pas changer, croyez moi ... Soudai, la voix de mon meilleur ami me parvint et me sortit de mes reflexions :

«Tu m'as manqué tu sais

Je le regardais étonné, il s'attendait à une réponse du genre "Moi aussi", mais je n'en étais pas capable, formuler des sentiments à voix haute, ça aussi se n'était pas ma spécialité ... Je lui souris, dégluttis et d'une petit voix je lui répondis :

«Toi aussi Matthew. »
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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Jeu 22 Avr - 11:11

    L'amitié est une pierre précieuse gardée dans l'écrin de mon cœur.
    [Unknowed]


    - Désolé Mat', mais je n'ai pas le droit de ramener un garçon dans ma chambre ... Alors ça te dérangerait que nous allions dans ta chambre plutôt ?

    Bien sûre, j'avais oublié les lois que ce donnaient les filles. Je ne trouvais pas ça stupide, bien au contraire. Elles avaient peut-être plus de respect entre elles que les garçons en avaient entre eux. Moi aussi j'aurai apprécié que de temps en temps notre logis ne soit pas remplis de filles. Pouvoir se retrouver un peu entre gars, mais bon, nous étions malheureusement comme ça.
    Même si l'idée d'amener Laïs là-bas ne me dérangeait pas, j'étais tout de même un peu réticent. J'avais peur qu'elle voit dans quel monde je vivais, même si elle était un peu au courant... J'avais pas non plus tellement envie que l'on croise quelques jeune conquêtes de mes chers colocataires. Ma chambre était sombre, mon appareil photo mangeait depuis quelque temps la poussière... Mais heureusement, Laïs ne me jugerait pas. Je refoula mon appréhension et lui répondis :

    - Non... Bien sûre que non.

    Nous nous dirigeâmes ensemble, vers mon univers qu'était notre destination. Une chose dont j'étais sure et qui me rassura, était qu'elle était bien la seule fille qui ne finirait pas dans mon lit, non, pas elle. Je pouvais me comporter tel que je voulais être, et n'avais pas de soucis à me faire sur les traits que trahissaient mon visage. L'enveloppe réconfortante que me procurait Laïs m'avait fait sortir quelques mots, juste quelques mots qui auraient pu tout de même tout gâcher :

    - Tu m'as manqué tu sais.

    Au moment même où je sortis mes derniers mots, je vis dans son regard qu'elle avait été pris de court. Mais c'est vrai, elle m'avait manqué, et ayant repris mon travail sur moi même, j'avais réussi à le dire sans problème. Accompagné d'un sourire, j'étais plus fort, et j'avais envie d'être franc, de lui dire quelque chose de vrai. C'était sortis maintenant, je ne pouvais pas revenir en arrière, alors même si une fois mon regard plongé dans le sien je regrettais mon acte, et bien il était trop tard. Je savais qu'elle avait du mal à s'exprimer, qu'elle avait du mal à extérioriser ses sentiments, et j'étais peut-être allé trop loin. Je vis distinctement la difficulté qu'elle avait à me répondre, et remarqua l'amplitude qu'elle mis pour avala une petite gorgée de salive. Pourtant, elle réussi à me fendre un demi-sourire, et me répondre :

    - toi aussi Matthew.

    Je souris à mon tour, et étais beaucoup mieux à présent. Si elle n'avait pas été là je n'ose pas imaginer ce que je serais à cet instant même. Jamais je ne l'abandonnerai, c'était une certitude. Ma main se leva, et d'un rire joyeux je lui ébouriffa les cheveux. Je savais bien que les filles n'aimaient pas spécialement ça, mais après tout c'était Laïs, ma Laïs...
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Matthew J. Stanley
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MessageSujet: Re: Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew   Jeu 22 Avr - 14:04

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Les amis d'enfance sont si précieux - Between Laïs & Matthew

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